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 « même pas mort » comme disait Pegasus. [45%]

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Pr S. Noxwell

Pr S. Noxwell

RANG : https://oeil-du-nord.superforum.fr/t68-meme-pas-mort-comme-disait-pegasus-45#185
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« même pas mort » comme disait Pegasus. [45%] Vide
MessageSujet: « même pas mort » comme disait Pegasus. [45%]   « même pas mort » comme disait Pegasus. [45%] Icon_minitimeVen 2 Sep - 17:44

Votre personnage




« même pas mort » comme disait Pegasus. [45%] 831049forfrozen0

• Nom & Prénom :
Monsieur Pegasus d'Opal (merci de bien vouloir changer mon pseudo) est le nom de ce héros de guerre, de cet incroyable combattant... Ou plutôt de ce faux meurtrier mais l'histoire est longue à expliquer.
• Age :
Ce brave garçon ou plutôt cet ancien brave garçon est mort à l'âge d'or du 85 ans. Depuis ce temps là, que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, il a oublié une multitude de fois son âge ainsi que son lieu de naissance. Heureusement Wiltor est là pour lui rappeler ses racines. Une bonne manière de garder ce trouble-fête sous contrôle. Mais ça va bien, il survit si je puis m'exprimer ainsi...
• Race :
Au départ c'était un demi-elfe et un demi-humain... Je sais que l'alliance peut paraitre assez bancale, voir même carrément malsaine mais c'est ce qu'il était. Je dit bien était parce que comme je l'ai déjà sous entendu plus haut, le jeune homme a succomber sous le poids de ce que l'ont appelle communément "la mort" (ou bien l'emmerdeuse, tout dépends de l'état de fraîcheur du Undead)
• Camp :
Il est vrai que la ville de Virkhä est une ravissante cité humaine, qu'on sert le meilleur des alcool au port de Thorgrim et que Sylvan fut sa ville d’accueil à défaut d'être sa ville natale. C'est un fait, le monde il est joli, blanc et froid mais très très joli. Sauf que, encore une fois je le répète, le gentil soldat est un tout petit peu clamsé hein? Les gens qui repoussent les Undead dans les autres villes appellent ça du bon sens et nous pourrions nommer cette manière d'agir racisme, mais il est clair que sa place n'est nulle part ailleurs qu'à Dieppgard. Et puis qui plus est son grade lui permet un tas de trucs vachement cool.
• Grade :
Combattant de l'élite entraîné par Wiltor Ailetranchante en personne. Un honneur qu'il fut l'un des seuls à porter avant même sa mort.

• Titre :
Certain l’appellent « La joie tranchante », « La mort souriante » ou encore « cœur de glace » mais cela n'a pas beaucoup d'importances puisqu'en général on essaye de garder une certaine distance entre le danger et eux. Dans l'armée des Undead on l'appelaient tout bêtement « Pegasus »
• Réputation :
Probablement aussi connut que monsieur Wiltor mais bien moins craint au travers de l'île (après tout ce n'est que le disciple, qui est encore loin du maître), Pegasus a pour réputation d'être l'un des membres de l'élite, menaçant par son sourire et son sourire seulement. Une fois que l'ont réussit à voir au delà que ce sourire, un regard froid et pénétrant vous glace le sang dans les veines. Pour peu que vous soyez vivant du moins, les Undead se contentent de reculer vivement en baissant la tête et en répétant bêtement des excuses.
Pourtant c'est aussi l'un des plus réputé pour se promener sans raisons apparente dans la ville, on dit souvent que c'est l’œil de la rue et qu'il veille au respect des règles sous ses sourires joviales et ses phrases cyniques et drôles. Les taverniers aussi le connaissent, pour ses discours nostalgiques à propos de ses déboires à trop boire, ses frasques avec son unité dans des endroits dont les elfes n'auraient jamais dût connaître l'existence.



Physique


Demi-elfe n'est pas une existence facile lorsque l'ont habite dans la forteresse même de ces êtres. Petit, battu, Pegasus n'a pas eut d'autres choix que de s'engager dans l'armée. Très sérieux, très triste également, il traversa toute une phase de maltraitance sans le moindre sourire mais sans la moindre larmes. Il avait décider de tout encaisser, de tout prendre sûr lui. Il prétendait que si il ne le faisait pas, il en mourrait. Mais ne croyez pas que cet homme changea de comportement à cause de son retour d'entre les morts. Très et bien loin de cela, le jeune garçon a commencer à changer avec ses premières missions sur le terrain. Sa peau pâle avait été brunit par les blessures et surtout le soleil réverbéré sur la glace et la neige dans le cœur des ennemis, en se réverbérant sur leurs sang vermeille qui s'écoulait le long de ses mains fines et gantées. L'elfe qui portait les cheveux long jusqu'à son entrée dans les rangs de l'armée, décida enfin de se couper cet espèce de longue queue de cheval qu'il portait dans la nuque et qui lui collait le dos lorsque le moment était venu de se doucher. Sur le dos de sa main droite, un tatouage marquait la preuve même à la foi qu'il éprouvait envers l'arbre, malgré tout ce que les siens lui infligeait. Il savait pertinemment que les humains l'auraient déjà tuer sans remords. Heureusement que cette femme qu'il appelait désormais « mère » avait été là pour le recueillir, sans quoi s'en était finit de lui! Son squelette rachitique se changea en corps adulte petit à petit, offrant à ses membres une musculature plus conséquente que celle des elfes. Ses cheveux sombres et courts, ses muscles longs mais puissant et son regard de glace faisaient de lui la parfaite petite machine de guerre, comme tous les autres garçons enrôlés tout comme lui. Sauf que Pegasus lui, avait la haine avec lui, la haine de tous ceux qui l'avaient persécutés, la haine de ceux qui protégeaient des « valeurs ancestrales » en l'obligeant à s'écarter de la société elfique. Cette même haine qui ne paraissait que le soir sur son visage gelé. Le soirs ou seul, il se réveillait d'un sommeil agité, pris de cauchemars relatant sa jeunesse si peu exaltante. Ces soirs ou il se souviens et maudit sans faillir tout ces chiens qui l'ont un jour toucher. Puis il se rendort et retourne à rêver de friandise et de grosse épée dans tes dents.

Comme tout un chacun Pegasus désirait plaire aux femmes. Cet instinct bas et primaire de la reproduction n'est pas simplement une affaire d'humain. Pour cela il portait donc souvent des vêtements digne des plus grand nobles. Mais cela ne marchait guère souvent, même plutôt l'inverse. Dans une ville ou vous êtes célèbres et détesté, il est dure de séduire mais moins de se faire molester. Les différentes attaques qu'a subit Pegasus ne se voient désormais plus sûr son corps, c'est de l'histoire plus ancienne que le temps même. Les cicatrices s'en sont aller, avec les peines de cœurs et les blessures à l'orgueil. L'orgueil des hommes est bien grand, celui des elfes mâles l'est bien plus encore. Il n'y a qu'à voir son premier supérieur, mort au combat peu de temps après son arrivée comme soldat. Ce pauvre Légalas n'avait pas fait long feu, alors qu'il avait ridiculiser Pegasus pour la énième fois, il se pris une flèche perdu de son propre camps en pleine bataille lancée par une évidente maladresse -qu'est ce que ça pouvait bien être d'autre enfin!?- par votre serviteur et héros de ce récit. Je ne pense pas me tromper si je vous dit qu'il en rigole encore de ce jour là. Mais il faut attendre bien plus longtemps pour voir la fin de sa transformation s'achever. Alors qu'il part pour une mission importante, visant à escorter quelqu'un ou quelque chose d'un point A à un point B -oui je sais, même le narrateur ne peut pas tout savoir!-. Le pauvre garçon en est revenu transformer, le regard plus vide encore que nature et le sourire aux lèvres, il traversa la ville d'arriver avec l'objet de sa mission et son commando anéantis. Tous morts, les uns après les autres. Dans ses bras pour certain, pour d'autres à ses pieds et pour les derniers sous ses flèches parce qu'il a été obligé d'abréger leurs souffrances. On ne ressort pas indemne de ce genre de batailles à ce qu'il paraît, et Pegasus en est la preuve vivante (enfin à l'époque il l'était du moins).

Depuis que son destin fut scellé à celui des feuilles d'automnes, Pegasus a terminé de changer pour de bon. Gardant sa taille, son aspect léger et mélancolique parfois, mais plus souvent glacial et souriant. Son regard s'est fait d'un rouge luisant, bien loin pourtant de toutes ces lumières tape à l'œil dont se pares les autres Undead. Bien souvent, il évite tout ce qui est armures. Il ne l'enfile que pour les missions dangereuses. Son style de combat s'approchant énormément de tout ce qui est fuite, esquive, estoc et TOC! M'enfin vous m'avez suivit je l'espère, il préfère garder l'élégance de ses vêtements de tissus. Excentrique, il a cousu lui-même ses vêtements, même ceux de cérémonies. Son Altesse Freija Howlin a d'ailleurs accepté qu'il portes ces habits pour une obscure raison... Mais après tout c'est vrai que la mode ne doit pas être freinée... Ou peut-être que c'était simplement bien loin de l'intéresser! En attendant c'est un fait, personne ne le sait! Il dissimule son vieux tatouage sous des gants qu'il a fait lui-même. Si vous saviez le nombres de paires de rechanges qu'il possède, c'est juste de la folie furieuse!



Caractère

Pegasus, jadis d'un tempérament similaire à la chaleur de l'acier, n'avait rien à envier aux expressions faciale d'une épine de sapin. Aussi froid que la neige environnante, il avait sut se forger une carapace congelée par dessus son petit cœur meurtris. Parlant peu, voir jamais, il n'ouvrait la bouche si cela était nécessaire et selon lui ça ne l'était pas très souvent. La discipline était la clef de toute sa vie ou presque. On ne siffle pas pendant les heures de gardes, on ne somnole pas lorsqu'on est en exercice et on ne se cure pas non plus le nez quand le supérieur a le dos tourné. C'est ce trait de caractère précisément qui lui couta l'amitié possible de beaucoup de ses « compagnon » si on peut oser les appelés ainsi. Sérieux et intransigeant en la matière, il ne cessait de rappeler les autres soldats à l'ordre, ce qui lui valut nombre de félicitations de ses supérieurs. Mais aucuns de ceux-ci ne peut se congratuler de lui avoir donner la promotion qu'il méritait. Car oui il la méritait cette promotion, mais qui aurait donner un statut important à un demi-elfe hein? Et bien personne, la preuve est faite. Chaque manquement aux règlements était puni, mais pas seulement pour les autres, et Pegasus était encore bien plus sévère avec lui-même. Si pendant son tour de garde, il piquait légèrement du nez une fois, c'était 100 pompes sur un bras et 100 sur l'autre, si jamais il manquait à l'un de ses devoirs, l'entrainement si rude qu'il s'infligeait durait une à trois heures de plus que la normale. Quand on est un pareil bourreau avec soit-même, il devrait être réprimandé d'être sans cœurs avec lui. Mais cette manière d'agir avec lui changea bien radicalement le jour ou il revint seul d'une mission ou ils étaient une trentaine. Voir tous ces compagnons mourir à le don de renfermé les hommes, mais pas lui. Il se mit alors à sourire, faire des blagues et des jeux de mots, à pratiquer le cynisme de manière bien plus poussée. Lui qui n'ouvrait la bouche que lorsque cela était nécessaire, on dit qu'il parlait même en dormant. Un changement tout à fait remarquable en soit.

Ce changement s'effectuait sur différents plans bien entendu. Pour commencer, finit de le voir s'entrainer à longueur de temps, ou même de réussir à le suivre quand il se promenait dans les rues de la ville. Maintenant il partait souvent en dehors de la cité avec ses armes et quelques vêtements chauds et ne revenait que le lendemain. A dire vrai, on savait qu'il ne dormait qu'une fois par semaine, la semaine ou il dormait dans sa maison, celle en face de son nouveau supérieur. A ce moment là il se mit aussi à rire franchement, avoir des sourires en coins et à faire des blagues comme il a été notifier plus haut. Des blagues qui pourraient souvent être qualifier de déplacer, irrespectueuses et cyniques. Il était le seul qui osait tutoyer son supérieur sans que celui-ci ne lui décolle immédiatement une rouste mémorable dont les humains auraient entendu l'écho au plus profond de leurs ville. Bien évidemment il ne le faisait pas pendant les cérémonies officielles ou même lors de visites de personnes encore plus haut placées. Ce sont des choses qu'on a le réflexe d'éviter de faire dans ces situations là, ne serait-ce que pour survivre ou bien pour pouvoir se vanter de respirer sans éprouver la moindre douleurs. A dire vrai, tous les précieux mécanismes de défenses que Pegasus s'était dressé jusqu'à maintenant semblaient peu à peu tombés pour le rendre plus normal par rapport aux autres. Mais il y avait quelque chose en lui qui faisait froid dans le dos aux autres soldats qui opéraient avec lui. Son regard continuellement glaciale, comme si ses émotions avaient été pris à jamais dans les couches des glaciers qui remplaçaient le glaçon qui devait battre dans sa poitrine. Son regard indiquait qu'en lui, le sentiment de peur s'était solidifié avant de se briser en milles éclats. Oui c'était bien de ce regard dont les soldats avaient peur, et c'est probablement pour cela qu'on le craignait énormément. On le craignait autant qu'on le respectait, car depuis qu'il avait eut sa promotion dans l'élites Tranchante, personne ne l'avait jamais vu revêtir une armure quel qu'elle soit. Mais je ne vous cacherais pas que ce respect inspirait également l'effroi chez les elfes qui n'attendaient qu'une chose: qu'il baisse sa vigilance pour qu'on puisse l'accuser de tout et n'importe quoi. Forcément, le jour ou sa protection faiblit et ou la situation tourna court -Et haut si je puis me permettre- l'envoyant dans le royaume de l'éternelle pour y purger sa peine pour l'éternité...

Éternité qui ne dura d'ailleurs pas aussi longtemps qu'il l'aurait crut!




Equipement

• Armes :
Le style de combat de notre cher Pegasus est bien inspiré de celui de son précepteur. Je parle du vrai qui lui a appris l'art du combat, pas du gros imbécile qui lui a appris à taper en tenant une épée à deux mains et en pleurant toutes les larmes de son corps que la mort ne le prenne pas dans la seconde suivant. Donc comme je le disais, son style de combat est inspiré de celui de Wiltor Ailetranchante. A ceci près qu'il n'a absolument rien d'aérien. Mais en quoi est-il inspiré de celui du Lieutenant me direz-vous? Et bien tout est dans la vitesse. Même si jamais vous ne le verrez sauter sur ses ennemis, vous pourrez le voir courir à n'en plus finir. Parfois pour déstabiliser ses adversaires il danse, mais là c'est plus du plaisir loufoque et glauque d'un esprit brisé par la guerre. De par le fait il possède plusieurs armes dont l'efficacité a été optimiser par les professeurs des Undead. La première et la plus nouvelle est une batterie d'aiguille dissimulées un peu partout sur lui. absence totale de poison, elles ne servent qu'à transpercer les point vitaux ou très sensibles et sont assez résistantes pour perforer des armures pas trop grosses -mais en général il vise les yeux, oui je sais c'est écœurant-. Lorsque cependant viens le temps de la confrontation pure et dure, il possède un couple de dague mariées par une chaine éclatante qui permet également d'étrangler l'ennemi si le besoin s'en fait sentir. Et puis lorsqu'on court aussi vite que lui, briser la nuque de son adversaire en enroulant sa chaine autour de son cou et en tirant très fort est quelque chose d'assez sympathique, même si par la suite il faut trainer le corps sur quelques lieux avant de pouvoir réfréner son élan. Après vous avoir compté tant de merveilles, je me dit qu'à bien y regarder la guerre c'est tout de même le moment d'être très héroique, ou tout simplement un gros bourrin hurlant sa joie au moment d'abattre les vils ennemis qui ont percés nos rangs ou qui ont l'impudence de pensées que vous ne pourrez pas franchir les leurs. De toute manière l'ennemi est idiot, il croit que c'est nous l'ennemi alors qu'en fait...

• Monture :
Celle qu'on veut bien me prêté ou m'offrir.

• Familier/compagnon :
Ni familiers, ni compagnons
Et maintenant ?

• Où en êtes-vous ?
Je suis aux ordres de la reine bien entendu, sa majesté. Mais même si je reçois mes ordres d'elle directement par moments, je suis sous le commandement de monsieur Wiltor Ailetranchante.

• Relations :
Un lien ténu entre lui et son supérieur s'est tissé, surtout en apprenant l'accusation qui a causé sa mort. En dehors de cela, bien sûr qu'il a lien avec dame Freyja, mais cela est une autre histoire.

• Autre(s) :
Pas que je sache.


Et vous ?

• Où avez-vous trouvé le forum ?

Un ami me l'a montré par google.

• Avez-vous des suggestions concernant celui-ci ?

Négatif ma reine.

• Un petit truc à dire ?

truc à dire.
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Pr S. Noxwell

Pr S. Noxwell

RANG : https://oeil-du-nord.superforum.fr/t68-meme-pas-mort-comme-disait-pegasus-45#185
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« même pas mort » comme disait Pegasus. [45%] Vide
MessageSujet: Re: « même pas mort » comme disait Pegasus. [45%]   « même pas mort » comme disait Pegasus. [45%] Icon_minitimeJeu 22 Sep - 2:42


PEGASUS D'OPAL'S THEME



Histoire


« Je n'aurais pas eus le cœur de le tuer avec si peu d'honneur, il était un grand guerrier »
Pegasus d'Opal



CHAPITRE PREMIER
MÉPRIS, SANG & CRIS
Je ne peut commencer le récit de la vie de Pegasus le demi-elfe par sa naissance. L'histoire commence donc avec Elenfïr, jeune elfe dont le nom restera à jamais inconnue tout comme sa triste aventure. Elenfïr n'était pas une jeune fille très obéissante et elle ne cessait d'aller en dehors des lignes fortifiées, sans prendre gare aux hurlements que poussait son père à chaque fois qu'il l'apprenait. A défaut d'être turbulente, la jeune Elfe était une très charmante femme, à la peau si pâle qu'on jurerait en voir suinter une lumière faiblarde. L'aventure si sombre dont elle fut sujette portait le beau nom de Brenmhir, fils de Renhan. Mais ne vous fatiguez donc pas à retenir les noms, car vous verrez que personne ne les connait plus aujourd'hui. Aussi beau couple qu'ils étaient et aussi fort pouvait être leurs union, un bébé vint à bousculer tout leurs projets. Dès que le ventre de la jeune elfe se mit à s'arrondir, son père fou de colère rechercha ce félon qui s'était permis d'engrosser sa fille sans sa permission -bouh le fourbe!-. Il ne tarda pas à découvrir ce jeune homme qui chaque mois forçait les lignes elfiques pour s'introduire dans la chambre de sa fille afin de lui susurrer des mots doux et autres gestes obscènes dont je ne parlerais pas dans ces lignes. Je ne vous étonnerais pas lorsque je vous apprendrais que l'homme quitta le territoire indemne, mais disparut totalement et très mystérieusement -m'enfin on se doute bien que le beau père n'est pas étranger à l'affaire-, Folle de chagrin, se tordant chaque soir de douleurs et chaque matin qu'Yggdrasil faisait elle déversait toutes les larmes de son corps sans attendre d'avoir totalement ouvert les yeux, elle décida de s'enfuir dans la forêt pour y mourir après avoir enfanté. Elle laissa donc son enfant aux bons soins d'une mère aimante qui n'avait pas la chance d'avoir des enfants et partit pour ne plus jamais revenir. Et oui c'est dans ce climat de tristesse, de douleur et de mort qu'est né Pegasus sans noms. Sans noms ou presque. Dans son berceau, laissé la par sa mère, l'enfant était emmitouflé dans une couverture blanche et n'émettait aucun bruit. Le petit jouait tranquille avec un collier dont la corde fine était aussi longue que lui était grand et d'où pendait une opale de feu taillée. C'est ainsi que finit par naitre Pegasus d'Opal, surnommé par la populace comme « le bâtard ».

Le jeune demi-elfe grandit dans sa famille d'accueil avec difficulté. Sa mère l'aimait bien entendu, son père s'en était moins sûr à cause de tous les problèmes qu'il lui apportait. A force d'être battu par les autres, d'être regarder comme un monstre ou une bête immonde, le jeune garçon compris rapidement qu'il lui faudrait être grand très vite. Impossible de rester dans l'innocence quand on vous regarde comme l'incarnation d'un péché monstrueux. Ainsi tout jeune Pegasus décida de faire ses preuves dans l'armée. C'était la voix la moins sûre pour lui, la plus dangereuse et la plus rude, mais aussi celle qui pourrait lui apporter la célébrité et le respect de la ville entière. Voilà qui le motivait outre mesure, encore plus jours après jours. Sans jamais décoché le moindre sourire, il essuyait les brimades de ses supérieurs sans sourciller, enchainait les entrainements trop durs comparés à ceux de ses camarades. Mais il ne se plaignait jamais Ô grand jamais. Et pour cause, tous les gradés n'attendaient qu'un seul faux pas, un seul et unique, pour pouvoir le bazarder de l'armé et de la ville. L'envoyé mourir dans la neige, comme si leurs sang avait gelé et que leurs glaçon de cœur avait cesser de battre en regardant le jeune soldat en armure avec son regard calme et impassible comme les glaciers. Le calme olympiens dont faisait preuve le petit Pegasus fut mis à rude épreuve peu de temps après son entrée à l'armée. L'officier Draën fut déléguer à sa patrouille, et tout particulièrement à sa surveillance. Il est bien clair que ce cher Draën n'était pas vraiment ravi de ce tout nouveau babysitting qu'était sa mission et il ne se gêna pas pour en faire baver ce pauvre petit demi-elfe. Ainsi le premier entrainement de ce cher Pegasus, alors que les autres étaient partit au camps d'entrainement d'un officier spécialiste, fut de partir avec Draën dans la montagne. C'était en soit une grande épreuve car le visage sévère et le regard plein de dégout et de mépris de l'officier ne donnait pas vraiment envie à l'Opal de continuer. Ni même l'immense sac que le renfrogné portait dans un bruit infernal de cliquetis et d'outils tous plus effrayants les uns que les autres. Ici démarrait le cauchemar de l'enfance de Pegasus D'Opal, le fils dont personne ne voulait.

Là haut dans la montagne, des hurlements auraient bien put se multiplier. La neige aurait put fondre sous la douleurs incandescente qui brulait le corps de Pegasus. Mais jamais le jeune bâtard n'émit le moindre son. Comme l'avait si bien dit ce cher Draën: « Un bon soldat ne montre pas sa douleur ». Ainsi, torse et pieds nus dans la neige, le jeune demi-elfe ne pleurait ni ne criait alors que Draën alternait entre coupure au couteau et coups de fouets. C'est le deuxième jours qu'il pris conscience que jeter du sel sur les blessures du jeune homme serait amusant. Mais comme depuis le début, jamais Pegasus ne proféra la moindre injure -non pas qu'il en aurait grandement mériter, mais pas loin hein?- ni le moindre hurlement perçant à en pétrifier un barbare viking. La nudité, c'est parce qu'un soldat de l'armée elfique ne se plaint jamais du froid. Encore et encore de la torture psychologique et physique. Je ne parle pas des seaux d'eau qu'il jetait sur le pauvre garçon frigorifié et meurtris qui retenait ses larmes et s'empêchait de claquer des dents, de la neige jusqu'aux chevilles. Et que se passait-il pour qu'il ne perde aucune de ses extrémités à cause de froid? Et bien tout simplement avec Draën, ils allaient dans une sorte de chalet bien chauffé, endroit ou Draën s'exténuait à interdire de dormir le jeune garçon, grâce à la douleur et parfois à l'assistance d'amis à lui. Mais je pense que je ne le dirais jamais assez, jamais Pegasus n'exprima la moindre plainte, gardant un visage froid comme la neige. Rapidement Draën fut lassé de jouer à ce petit jeu et revint au campement en même temps que les autres soldats en donnant au demi-elfe les armes les plus mauvaises de la réserve, en lui disant de bien en prendre soin. Pegasus, pourtant conscient de l'ironie de la chose, remercia son professeur et jura qu'il se battrait jusqu'au bout pour les terres elfique, tout ça tout ça.

CHAPITRE II
AVE BÂTARD, MORITURI TE SALUTANT!
Pegasus essuya de nombreuses humiliations, mais l'armée se devant de le loger il bénéficia d'une maison loin de l'agitation des grands quartiers. Ainsi il s'installa dans une maison non loin de celle d'un certain Wiltor, qu'il ne croisait jamais. Par contre il croisait souvent sa mère et son regard méprisant, regard devenu celui de tous les elfes sur son passage et qu'il ne relevait plus depuis un bon moment. Commencèrent les premières missions, les premiers pas dans la nature avec son armure et son épée branlante. Après avoir étudié de son côté les armes des autres peuples, il trouva son bouclier bien ridicule et inutile. Ceux des vikings étaient épais mais lourds, les flèches y passait aussi souvent que les elfes étaient coutumiers des bières. Cependant il ne pouvait se permettre de le dire ou même d'échanger son bouclier contre celui d'un vikings tombé au combat de peur d'être accusé de haute trahison. S'entrainant de plus en plus de son côté, il révéla une parfaite résistance à la fatigue en réduisant le nombre d'heures de sommeil dont il avait normalement besoin. S'entrainant à fuir des animaux dans la forêt sombre et sauvage qui était un peu plus loin de la ville. Son grand défi était de ne pas leurs faire le moindre mal, mais de les titiller assez pour qu'ils le course pendant assez longtemps pour entrainer et sa résistance et sa vitesse. Au début bien entendu il était obligé de tuer la bête, n'étant pas assez rapide et n'ayant pas assez de réflexe ni de jeux de jambes, mais par la suite, même s'il ne parvenait pas à les distancer, le fait de zigzaguer entre les arbres avec autant de facilité lui permit d'échapper plusieurs fois aux fauves. Mais jamais son talent n'était mis en avant par ce cher Draën, toujours responsable de sa patrouille. Cette responsabilité semblait relever de la malédiction pour ce brave homme qui ne cessait de souffler quand il devait s'adresser à eux, mais cela ne pouvait pas peser moins lourd sur les épaules du demi-elfe. Cependant fier et droit malgré tout, il suivait les ordres, se pliant aux caprices souvent ignobles vis-à-vis de lui de son responsable. Draën n’était pas un grand guerrier, il n’était pas si bon que cela selon Pegasus qui s’estimait bien plus fort et rapide que lui. Il n’attendait que le moment ou il pourrait faire ses preuves devant Lirhan, Elirus et Saganio. Ces trois pantins bien dresser de Draën se faisait un devoir de torturer Pegasus lorsque Draën ne pouvait pas le faire, et celui-ci s’arrangeais tout le temps pour que l’un d’eux soit dans la même troupe que le pauvre bâtard. Sans cesse il était frappé, on lui faisait des croches pattes, on le poussait à terre. Il y avait bien quelques autres soldats pour l’aider à se relever, comme Hirandor, mais celui-ci fut tué dans une pluie de hache lors d’une attaque surprise d’une horde de vikings en quête d’une chose inconnue.

Puis vint enfin le moment tant attendu, le moment qui le rendrait célèbre dans la ville pour autre chose que son sang. Le moment qui ferait vibrer les enfants d’admiration, les femmes de peur et d’envies mêlées, les hommes de respect et d’inquiétude à la fois. C’était une soirée froide, comme tant d’autres. La neige tombait en tournant dans les cheveux noir du sang-mêlé. Les lèvres gercées, le cou et le menton enfoncé dans sa cape comme les autres soldats. Des rumeurs disaient que les vikings remontaient rapidement le long des roches des Hauts de Niflheim. Ils y étaient, une cinquantaines d’hommes en quêtes de têtes velues, de corps puissant et élancés, à l’épreuve du froid. Ces pauvres elfes gelés, grelottant dans leurs capes, le nez rouge et les mains tremblantes sur leurs arcs et leurs épées. Pas un viking en vue, pas une seule fourrure, pas un seul casque à pics. Il n’y avait que du blanc, du blanc et encore du blanc. La neige ne cessait de tomber, la neige chutait encore et encore. Tout était blanc, noir et gris aux alentours. Les soldats marchaient, cherchaient. Ils finirent par se diviser selon les ordres de Draën. Pegasus n’était pas de son avis, et c’est en affrontant le froid qu’il relâcha sa cape et s’empara de son épée. Elle était branlante et en mauvais état. Il avait beau en prendre soin, il l’avait reçu comme cela. La machoire sérrée, il avança avec Saganio derrière lui vers un pic rocheux vers l’Ouest. C’est après un moment qu’ils revinrent sur leurs pas sans rien avoir trouvé. .A cet instant un long hurlement survint du Sud, manifestement l’équipe d’Elirus a trouver quelque chose. D’ailleurs c’est ce jeune crétin qui apparait déjà, il a fuit le lâche. Pegasus a les dents sérrées, Pegasus veut en finir, Pegasus veut se battre. Elirus cours de plus belle. Il lâche son épée, il lache son casque, il retire son armure bout par bout et cours plus vite qu’il ne l’a jamais fait. Pegasus regarde autour d’eux. Ils sont une vingtaines réunis là à regarder Elirus courrir sans comprendre, certains se moquent de lui, d’autres se questionnent entre eux en attendant mais personne n’avance le rejoindre. Il a la bouche ouverte, la brume cache tout, il hurle mais personne ne l’entends. Lorsqu’arrive enfin le moment ou Pegasus n’en peut plus. Il lance sa cape en arrière, attrappe l’épaule de Saganio et le fait tomber avant de lui planter son épée à côté du visage et de prendre la sienne. Il se lance à la rencontre d’Elirus qui hurle toujours. Il l’appelle a son tour et lui demande ce qu’il se passe, sans arrêter d’avancer. Puis soudain il se fige, ne respire plus. Il entends quelque chose. Un grondement sourd, un pincement le prends au cœur. Il regarde Elirus, ce tyran junior sans personnalité et il comprends enfin ce que le pauvre bougre hurle sans cesse :

    ELIRUS ▬ LES VIKIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINGS ! ILS SONT LAAAAAAAA !


Pegasus ne veut plus l’aider, il veut se tourner et courir aussi. C’est au moment ou il entame le mouvement de replis qu’il voit une première hache, seule, tourner en l’air. Cette hache se rapproche de Elirus, elle fait la taille de son tronc. Elle est massive et inquiétante. Elle est ignoble. Elle est fatalement plantée dans la cage thoracique d’Elirus qui n’hurle plus. Désormais c'est Pegasus qui hurle, les mains levées en l'air, plus rapide que Elirus ne l'avait jamais été. Draën lance l'assaut, il l'entends. Il a vu la hache qui s'est planté dans son compagnon. Il voit la hache qui s'approche de Pegasus. Il voit l'énorme hachoir qui tourne et fait un raffut de tous les diables avec les crânes attachés à son manche. Il voit le visage de Pegasus se détendre alors que le combat promet d'être rude.


underco 50%.



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Wiltor AileTranchante

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« même pas mort » comme disait Pegasus. [45%] Vide
MessageSujet: Re: « même pas mort » comme disait Pegasus. [45%]   « même pas mort » comme disait Pegasus. [45%] Icon_minitimeLun 3 Juin - 18:05

Pif.
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